Nourrir la terre

Description


Bruno Parmentier est auteur, conférencier et consultant, spécialisé dans les questions agricoles et alimentaires..
Il est à la fois ingénieur et économiste (École des Mines de Paris et École Pratique des Hautes Études) .
Après une carrière effectuée, en France et au Mexique, pour une bonne part dans la presse (Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes) et dans l’édition (Éditions La Découverte, Éditions du Cerf, Centre National de Documentation Pédagogique), il a dirigé de 2002 à 2011 l'École Supérieure d’Agricultures d’Angers.
Il est l’auteur de cinq livres :
·       Sur l'agriculture : Nourrir l’humanité, les grands problèmes de l’agriculture mondiale (Editions La Découverte 2007, édition de poche en 2009),
Sur l'alimentation : Manger tous et bien (Editions du Seuil 2011)
Sur la faim : Faim zéro, en finir avec la faim dans le monde (Editions La Découverte 2014).
Sur le réchauffement climatique : Agriculture, alimentation et réchauffement climatique (diffusion libre sur internet, 1ere édition 2015 remise à jour fin 2018)

1- Nourrir l'humanité au XXIe siècle,

sur une planète aux ressources déclinantes Bravo les agriculteurs, mais les problèmes agricoles sont encore
devant nous

Les progrès de l'agriculture ont été considérables depuis 70 ans : quantité, qualité, prix, etc.
Mais 825 millions de personnes ne mangent pas à leur faim, 1 autre milliard mangent mal, et la paix du monde dépend maintenant fortement du moindre incident climatique.
La population continue à augmenter et de nombreuses personnes changent de régime alimentaire, et se mettent à manger de la viande ou boire du lait, ce qui occasionne une nouvelle ponction sur les ressources de la planète.
On gâche le tiers de la nourriture produite dans le monde, et on utilise des terres agricoles pour produire de l’énergie et des matières premières à usage industriel.
Il va falloir augmenter de 70 % la production agricole mondiale, et la tripler en Afrique.
Or nous allons devoir assumer les conséquences de nos inconséquences : le réchauffement climatique va chasser de très nombreux agriculteurs de leurs terres, et rendre plus compliquée l'agriculture pour beaucoup d'autres. Les épidémies vont de multiplier au XXIe siècle. La

baisse de la biodiversité représente un danger réel. Les terres s’épuisent.

Les solutions du XXe siècle ne marchent plus
Les progrès du XXe siècle, où nous avons réussi à près de 6 milliards de terriens de plus sur les mêmes terres, consistaient essentiellement à produire plus (et pas toujours mieux) en ponctionnant énormément de ressources non renouvelables. Aujourd’hui, il faut produire plus et mieux, mais avec moins de ressources.
Les terres disponibles sont de plus en plus rares et on cultive chaque année moins de terre. On assiste dans les pays du Sud à une nouvelle colonisation de terres agricoles lourde de menaces.
Nous risquons de manquer d'eau dans de nombreuses régions, d'être régulièrement inondé

ailleurs, et on ne peut plus beaucoup étendre les surfaces irriguées.
Il va falloir inventer des technologies agricoles moins gourmandes en énergie, et en plus

produire de l'énergie sur nos champs, missions très difficiles à concilier.
La chimie n'a plus de nouvelles promesses crédibles pour l'agriculture, et il va falloir cultiver

avec beaucoup moins d’engrais, de fongicides, d’insecticides et d’herbicides.

Quels outils au XXIe siècle ?
• Il faut
inventer une
« agriculture écologiquement intensive » : intensifier les processus biologiques comme avant on intensifiait les processus industriels. Ceci va être possible par les nouvelles connaissances qui vont enfin permettre de connaître les 230 millions d’êtres vivants qui habitent chaque M2 de terre.

En particulier arrêter de labourer et couvrir nos champs en permanence avec des combinaisons de plantes et d’arbres qui s’aideront mutuellement à pousser.
Cultiver nos engrais et nos herbicides via des plantes « de service » et élever nos insecticides en comptant sur les animaux « auxiliaires de culture ».
Dans les pays riches, il va falloir changer nos habitudes alimentaires et manger moins de viande et de poisson (ou des animaux moins « gourmands » en végétaux), de lait, de graisses, de sucres, et davantage de céréales, de légumineuses, de fruits et légumes (locaux de saison).
Il conviendra de généraliser ce qui a fait le succès des agricultures chinoises, américaines et européennes : protéger les frontières, réinvestir dans l’agriculture, soutenir les agriculteurs, et réguler les marchés alimentaires.
Une vidéo de cette conférence : https://www.youtube.com/watch?v=xDLisHLG5q4

 


Détail
Thème
Géopolitique
Conférencier
Bruno Parmentier
Prix
Gratuit pour les adhérents
Date
11/10/2021 14h30
Lieu
Cinéville de Concarneau
Durée
02h30
Nombre de place
350