Nous évoquerons au cours de ces cinq séances le roman américain contemporain en insistant sur des auteurs marquants,
à commencer par Louise Erdrich qui explore avec beaucoup de profondeur la mémoire du monde amérindien
dans Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse (2001).
A la fin des années 2000, deux romanciers confirmés offrent une vision très sombre des États-Unis :
alors que Cormac McCarthy anticipe les ravages d’un avenir apocalyptique dans la Route (2006),
Philip Roth ausculte les ravages du passé dans son dernier roman, Némésis (2010).
Deux œuvres plus récentes racontent les tourments de l’histoire américaine contemporaine
au moment où Donald Trump entame son premier mandat : Joyce Carol Oates livre le portrait d’une nation
déchirée en proie à une guerre culturelle dans Un livre de martyrs américains (2017) tandis
que Richard Powers décrit avec L’Arbre Monde (2018) les combats de militants écologistes face à
la démesure suicidaire du monde industriel et capitaliste.
Et nous terminerons ce cycle avec deux romanciers nés dans les années 80, Gabriel Tallent et Tiffany McDaniel qui,
dans My Absolute Darling (2017) et Betty (2020), révèlent l’envers tragique et violent des univers familiaux.
Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse (2001), traduction d’Isabelle Reinharez, Albin Michel, 2003, coll.
Le Livre de Poche, n°31400.
La Route (2006), traduction de François Hirsch, Éditions de l’Olivier, 2008, coll. Points, n°2156.
Némésis (2010), traduction de Marie-Claire Pasquier, Gallimard, 2012, coll. Folio, n°5735.
Un livre de martyrs américains (2017), traduction de Claude Seban, Éditions Philippe Rey, 2019, coll. Points.
L'Arbre Monde (2018), traduction de Serge Chauvin, Éditions le cherche-midi, 2018, coll. 10/18, n° 5475.
My Absolute Darling (2017), traduction de Laura Derajinski, Gallmeister, 2018, coll. Totem, n°143.
Betty (2020), traduction de François Happe, Gallmeister, 2020, coll. Totem, n°208.